Guivi Alkhazichvili offre ici une poésie d’une rare intensité. Passant sans peine de l’intime à l’universelle, ses poèmes courts, presque aphoristiques, limpides ou méditatifs, nous parlent d’amour, de mémoire, de solitude, du silence, du deuil – d’une lumière intérieure cherchée, chérie ou regrettée, que les mots savent parfois rallumer. Alternant douceur et profondeur, chaque page nous invite à ralentir, à écouter. Traduit avec soin pour préserver toute la musicalité du géorgien, ce recueil est un pont jeté entre les âmes, les langues et les époques. Un livre sensible et profond, pour les amateurs de voix singulières contemporaines, pour tous ceux qui croient que le langage peut parfois l’emporter sur l’indicible.
Combien de ciels dois-je changer,
Combien de nuits à me réfugier,
Combien de jours viendront à toi
En me passant à travers le corps ?
Je m’arrête sur la route,
Je me protège de la lumière avec la main
Et me demande : est-il possible
Que je ne trouve plus en moi
Celle que je cherche sans cesse ?