Dans Les petites apocalypses, Manon Basille explore les zones de fracture où l’être se défait pour mieux se réinventer. Sa poésie, organique et fragmentée, donne voix aux débordements du corps, aux injonctions du monde et aux luttes intérieures qui traversent l’époque. Entre cris étouffés et élans de réappropriation, le texte avance comme une onde, charriant colère, tendresse et puissance de métamorphose. Un premier recueil incandescent, à la fois intime et politique, qui fait de l’effondrement un lieu possible de naissance.
Sous la poitrine, les années cognent
La gueule fébrile des joies passées
Je ne connais pas de repos à cela
Je reste là
Terrée Atterrée
La crue m’attrape par la foi
Je cherche en tout lieu la première saveur du monde