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Pascal Blondiau

Pascal Blondiau, est né en 1965.

Biberonné à la Science-Fiction, au Nouveau Roman, et à la poésie. Apprécie particulièrement les hypothèses vertigineuses et les formes soignées, donc. 

Publie un premier recueil de nouvelles en 1996 – un petit livre heureusement épuisé entre-temps. Rencontre son futur éditeur à la même époque, se remet en question, et propose deux recueils et demi aux Carnets du Dessert de Lune : en 2004 Sept Novelettes, 2010 Dès l’Instant – Illustré par Marie Campion et mis en son par Unenthüllte –  Prix Gros Sel du jury), et 2015 Sept novelettes et quelque plus quelques textes disséminés ici et là, dans des recueils collectifs, des revues parfois confidentielles, ou des papiers pliés. (Instant Nouveau, Les Deux Zeppelins, Microbe…). Préface parfois aussi.

A participé en 2012 au recueil photographique “Bords de Mondes” (éditions Maelström, et c’est aussi une exposition) en compagnie de 28 auteurs belges et de Martine Cornil, une photographe qui faisait de la radio. S’en sort bien en anthologie, puisqu’il fait paraître deux textes en 2016 et 2017 dans “La Belgique Imaginaire” vol 2 et 3, aux éditions Academia.

Alimentairement fonctionnaire, développe en-dehors des heures une officine de lecture et relecture de manuscrits qu’il a l’outrecuidance de nommer “efface-encre“, c’est vous dire dans quel sens il travaille. Prend constamment le risque inconfortable de la découverte, puisqu’il préside depuis 2012 le jury du Grand Concours de Nouvelles de la Fédération Wallonie-Bruxelles (voir www.culture.be)

www.novelettes.be


Humeur bénigne


© Marie Campion

A la fenêtre d’un immeuble à appartements, un canari retraité, coiffé comme un moine, l’a vu, lui aussi.

Un monde entier glisse aux alentours. Silencieusement, sur un lit de pluie que l’asphalte a rendue grasse, des pans de réalité ont des envies d’horizon, et il faut toute la force de mes mains en visière pour les empêcher de suivre leur ligne de fuite. Détail incongru dans ce paysage de tringles et de cimaises dont un régisseur invisible manipule les poulies et les cordages, un parapluie, ouvert, immobile, à hauteur d’arbre, insensible au mouvement.